transformation digitale

Transformation digitale, pas pour les PME ?

Cet article sur la transformation digitale des PME, dont le thème m’a été proposé par Martin MICHAUD (merci @michaud649 !), s’appuie sur deux inspirations : mon expérience au sein d’une PME informatique, et mon expérience de pérégrination en tant qu’associée de cette d’entreprise, responsable de la stratégie (et de l’organisation) : à la fois conseillère, et conseillée !

 

Cette expérience (et aussi mon expérience en gestion de projets) me mène à penser qu’il est important de « dégonfler » le sujet « transformation digitale » pour les PME.

 

Voici mes propositions de méthodologie.

 

Chers lecteurs, vos retours d’expérience sont les bienvenus !

La transformation digitale (ou numérique) avatar du commerce B to C

Issue du commerce B to C (business to consumer – entreprise vers consommateur final), lui-même issu de la distribution (grande et spécialisée), et des grands groupes de consommation alimentés par les GAFA (les géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon), la transformation digitale arrive dans les TPE et les PME par le biais des obligations légales et fiscales (dématérialisation) et du web marketing, principalement par la création de sites internet, devenus pour ainsi dire incontournables.

Le chef d’entreprise, porte de la digitalisation !

La transformation digitale est mise en place dans la TPE/PME plus ou moins rapidement et intensément en fonction de l’intérêt du dirigeant, de ses connaissances, du temps et des moyens humains et financiers qu’il peut y consacrer.

Le niveau de numérisation des TPE et PME est donc encore aléatoire. En effet, fin 2015, seuls 59% des dirigeants de TPE-PME estiment que la transition digitale est importante pour leur propre entreprise, d’après l’institut HARRIS.

La transformation digitale peut être une véritable montagne à gravir pour une TPE/PME !

Et elle nécessite une certaine souplesse – et un peu de technique dans l’organisation – pour accomplir cet exploit.

Avant tout, pas de panique !

L’objectif est de ne pas se laisser dépasser par le manque de temps, d’argent, le complexe d’infériorité vis-à-vis des grands groupes… et de considérer cette tâche comme un projet, tout en étant conscient qu’il est susceptible d’influencer votre stratégie externe et l’organisation interne de votre entreprise.

Ce projet nécessite d’effectuer des choix.

Un rappel : n’oubliez pas que c’est vous, chef d’entreprise, qui initierez ce projet,

et que de vos initiatives plus ou moins enthousiastes – et communiquées à vos collaborateurs ! – dépendra l’implication de votre équipe, et pourquoi pas son action en tant que levier de votre réussite !

Gérer petit à petit…

Inutile de tuer une mouche avec un canon, mais il ne faut pas non plus passer à côté de l’essentiel.

Tout d’abord, parce que la transformation digitale se place sur le long terme, et qu’elle est donc en apparente contradiction avec l’approche la plus courante des TPE/PME, qui doivent vite voir le retour des investissements qu’ils effectuent.

Visez donc des résultats progressifs mais tangibles pour ne pas être dépassé(e) et découragé(e).

La solution : la gestion en mode projet.

Soyez conscient(e) que la démarche peut modifier de façon notable votre organisation, et faites en sorte que ce soit pour le meilleur !

Le mode projet, c’est quoi dans les faits ?

  • lister les tâches
  • les hiérarchiser (« prioriser »)
  • leur attribuer un temps de réalisation
  • les inclure dans des phases de réalisation
  • définir les ressources (humaines, financières…) nécessaires à leur réalisation
  • faire le tri de ce qu’on maîtrise et de ce qu’on ne maîtrise pas (et qu’il faudra se procurer, en fonction des priorités que vous aurez définies)
  • informer vos collaborateurs
  • les écouter (craintes, propositions…)
  • les convaincre petit à petit, et si nécessaire, par petits groupes d’approche (management du changement)
  • les inclure dans le projet
  • mettre en œuvre le projet phase après phase, et communiquer sur les réalisations après chaque phase
  • analyser/mesurer les résultats du projet en fonction des indicateurs de performance que vous aurez mis en place
  • corriger les erreurs
  • mettre en œuvre après correction

Mais par où commencer ?

Inutile de réinventer le fil à couper le beurre : vous êtes une PME.

 

Vous pouvez amorcer le processus par les obligations légales et fiscales : la dématérialisation fiscale, par exemple.

 

Ensuite, je vous propose de définir les incontournables, en commençant par la base du marketing digital – le web marketing, ou dit rapidement, comment attirer les prospects vers vous et en faire des clients attachés, heureux et prescripteurs – notamment par le site internet !

 

Puis le référencement naturel (SEO) et votre présence sur les réseaux sociaux.

 

Faites-vous conseiller, vérifiez les compétences à la fois créatives (graphisme), marketing, communication et informatique web de vos interlocuteurs, négociez les conditions tarifaires si vous faites appel à une agence, et mesurez vos performances.

 

Pour autant, ne vous faites pas d’illusion sur le court terme et fiez-vous à vos propres indicateurs. Il est en effet difficile d’obtenir des indicateurs de performance clé courants et probants de la part des agences de web marketing.

Ensuite, les bijoux de famille : votre cœur de métier !

  • c’est l’occasion de réfléchir sur votre métier, d’en définir les facteurs clés de succès (ce qui est incontournable dans votre secteur pour être performant) et de vous débarrasser d’éventuelles lourdeurs de procédures
  • votre cœur de métier nécessite-t-il l’utilisation de logiciels spécifiques ?
  • votre vieux logiciel métier est poussif et nécessite un peu de développement ou un changement ?
  • le choix d’un logiciel métier ou d’un autre peut-il être l’occasion de vous démarquer de votre concurrence ?
  • le choix d’un logiciel (logiciel de gestion de la relation client – CRM, partage de documents, application…) peut-il apporter une expérience nouvelle ou enrichissante à vos clients et aider à les fidéliser ?
  • quel est l’impact de votre métier sur votre organisation interne : les ressources nécessaires, qui doit travailler avec qui et pour faire quoi, comment améliorer/établir/rétablir les circuits d’information par exemple ? Avec la mise en œuvre de votre démarche projet, un logiciel peut-il soutenir tout cela ?

Autre réflexion à mener : qu’est-ce qui peut améliorer votre vie, celle de vos collaborateurs, et probablement même donner de nouvelles idées de développement et du peps à votre entreprise ?

Pourquoi là aussi pas ne pas commencer à consulter vos collaborateurs en passant d’un mode plutôt pyramidal en un mode transversal, avec l’utilisation d’outils de travail collaboratif, dans le cadre d’une stratégie numérique organisée, sécurisée, et intégrée par tous ?

 

Quelques exemples : mise à disposition d’outils de travail collaboratif (partage de documents, agendas partagés, conférences web, outils sur le Cloud…), outils de mobilité, utilisation des outils personnels (BYOD – bring your own device), périphérique appartenant à l’entreprise et utilisé en mode privé (COPE – corporate owned, personnally enabled)

Avez-vous une passion pour telle ou telle expérience numérique – l’appli MeetUp, par exemple ?

A vous de convaincre votre équipe !

Quelques soient vos réflexions, elles aboutiront à la définition de vos besoins, auxquels il faudra proposer une infrastructure idoine, sans oublier un facteur incontournable : la sécurité de vos données.

Je ne saurais que vous recommander de vous faire conseiller par des pros – pourquoi pas ASTERSIS ?

 

N’hésitez pas à consulter, lire des blogs sur l’informatique des PME pour vous informer (abonnez-vous ICI à mes articles par exemple, c’est gratuit et gratifiant !), lire des blogs webmarketing (je vous conseille entre autres celui de Neocamino, ou celui de Céline ALBARRACIN, par exemple).

L’externalisation : une solution en attendant de passer le cap des 100 collaborateurs (!) et d’embaucher votre informaticien maison

Une fois vos besoins définis, ou pourquoi pas au cours du processus de définition de vos besoins, externalisez votre service informatique et appuyez-vous sur des compétences que vous n’avez pas forcément, ou qui ne font pas partie de votre cœur de métier.

 

Le prestataire informatique a pour mission d’être à la pointe des connaissances du moment, et vous pouvez vous consacrer à votre métier.

En résumé et en conclusion

Afin de ne pas vous perdre dans une transformation digitale non adaptée à vos besoins, n’oubliez pas que cette approche de réflexion stratégique pour votre organisation interne et pour votre performance extérieure est un socle qui a avant tout pour objectif d’augmenter votre chiffre d’affaire et de pérenniser votre activité !

 

Mireille Limousi-Irabor, ASTERSIS

 

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